Comment bien sécher le plâtre ?

Des conditions de séchage adéquates garantissent un fini de qualité

Si la préparation du support est importante pour assurer la durabilité d’un plafonnage (cf. article : « Traitement du support »), les conditions d’application et de séchage du plâtre sont tout aussi importantes.

 

1. Vérifier les conditions d’application

Lors des travaux d’enduisage, les locaux concernés sont protégés de la pluie et du vent. La température ambiante et celle du support seront comprises entre min. 5°C et 30°C maximum, tant pendant la durée de l’application que pendant la période de séchage. Les châssis devront être placés pour pouvoir gérer la ventilation des locaux.

En hiver, lorsque les températures peuvent descendre sous 0° (et notamment pendant la nuit), il peut s’avérer nécessaire de chauffer les locaux pour atteindre de telles températures.

Dans ce cas, il est important de chauffer l’ensemble du bâtiment plutôt qu’uniquement le support à plafonner.

En cas d’utilisation de canons à chaleur, il est conseillé de les couper pendant l’application des enduits pour éviter la création de flux d’air chaud qui pourraient perturber localement la prise du plâtre.

Tout au long du travail d’enduisage, les locaux seront régulièrement ventilés sans pour autant provoquer des courants d’air (chaud ou froid), pour assurer un séchage suffisant du plâtre.

 

2. L’importance d’un séchage optimal

L’ennemi numéro un du séchage, c’est bien évidement l’humidité.

Il faut savoir qu’au moment de l’application des enduits intérieurs, le bâtiment contient déjà une quantité non négligeable d’humidité venant des eaux de gâchage des mortiers, des intempéries survenues pendant le chantier, etc.

Le plâtre lui-même apporte beaucoup d’humidité, à savoir qu’en général, il faut compter environ 500 l d’eau par m³ de plâtre dont seulement 30% sont nécessaires à la prise chimique de l’enduit.

Par conséquent, 70% de l’eau doit s’évacuer lors du séchage.

Un enduit qui resterait trop longtemps humide connaîtrait inévitablement des désordres :

  • Développement de moisissures à la surface du plâtre ;
  • Perte de cohésion interne des enduits recouverts trop rapidement ;
  • Manque d’adhérence localisé du plafonnage ;
  • Risque de corrosion des profilés métalliques ;
  • Dans le cas d’application sur plaques de plâtre => risque d’humidification importante du carton recouvrant les plaques, ce qui conduit à des risques de décollement.

On comprend donc toute l’importance d’assurer la bonne ventilation des locaux fraichement plafonnés, et ce, tant pendant les travaux qu’après, pour permettre l’évacuation de l’humidité contenue dans l’air et donc un « séchage adéquat » du plâtre.

 

3. Comment assurer un climat de « séchage adéquat » ?

En été, lorsque les locaux sont munis de fenêtres et que la température extérieure le permet, celles-ci peuvent être mise en position basculée (1), légèrement ouverte (2) ou grande ouverte (3).

Le choix se fera en fonction du taux d’humidité à évacuer, du nombre de châssis qui existent dans le local à ventiler ainsi que des conditions météorologiques extérieures.

 

secher platre knauf MP 75 plafonner

(1)

secher platre knauf MP 75 plafonner

(2)

secher platre knauf MP 75 plafonner

(3)

Cette ventilation sera réalisée en faisant attention à ne pas créer de courant d’air chaud ou froid dans l’habitation surtout lorsque les températures extérieures sont très basses ou, au contraire, très élevées.

Dans le cas de locaux sans possibilité d’ouverture vers l’extérieur ou avec un nombre insuffisant de châssis ouvrants par rapport au volume, il est utile de mettre en place des déshumidificateurs pour permettre l’évacuation de la vapeur d’eau contenue dans l’air.

Lorsque les températures extérieures sont fort basses, il y a lieu de combiner la ventilation avec un léger chauffage des locaux.

Le séchage est donc favorisé lorsque les locaux sont équipés d’un certain nombre de châssis ouvrants et lorsque la ventilation mécanique contrôlée est déjà fonctionnelle.

 

4. Qui est responsable d’assurer ces conditions de « séchage adéquat » ?

Pour répondre à cette question, nous nous référons à la Note d’Information Technique (NIT) 201 sur « Les enduits intérieurs, partie 2 », éditée par le CSTC, qui précise que :

  • Pendant toute la durée des travaux, il incombe à l’entreprise en charge du plafonnage d’assurer la ventilation suffisante des locaux.
  • Une fois le plafonnage terminé, il revient au maître de l’ouvrage d’assurer cette tâche, à savoir la ventilation suffisante des pièces plafonnées à l’aide des moyens précités.
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